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FAQ

FAQ - Hanche

011 UN REJET EST-IL POSSIBLE ?

Non, c’est un terme impropre. Le « rejet » caractérise plutôt l’échec d’une greffe. Les matériaux industriels entrant dans la composition des prothèses de hanche sont bio compatibles et les phénomènes d’allergie sont extrêmement rares. En revanche les débris d’usure sont toxiques et peuvent entraîner des phénomènes inflammatoires douloureux (granulome, ostéolyse, descellement). Enfin, une infection de la zone prothésée peut prendre l’allure d’un rejet.

012 QUEL EST L’INTERET DE LA CONSULTATION PRE-ANESTHESIQUE ?

Elle est obligatoire (décret n° 94-1050 du 5 Décembre 1994). Elle ne doit pas être confondue avec la visite (en clinique) pré anesthésique, effectuée en règle la veille de l’intervention.
La consultation pré anesthésique doit être effectuée dans un délai suffisant pour arrêter un éventuel traitement incompatible avec l’anesthésie ou la chirurgie (anticoagulants par exemple). Elle permet de choisir entre une anesthésie générale ou une anesthésie loco-régionale (rachi anesthésie le plus souvent), chaque méthode ayant ses avantages et ses inconvénients. Elle permet de passer en revue les différentes techniques de transfusion et démarrer s’il y a lieu un traitement à L’EPO.

013 FAUT-IL FAIRE SYSTEMATIQUEMENT UNE TRANSFUSION?

La transfusion de sang autologue (provenant d’un donneur compatible) est le plus souvent inutile. L’évolution récente des techniques opératoires (chirurgie mini-invasive) a en effet permis de réduire l’hémorragie opératoire.
Seule la chirurgie de reprise (changement de prothèses usées) nécessite régulièrement une transfusion classique. 
Les sujets modérément anémiques pourront bénéficier de l’administration d’EPO.
Il existe par ailleurs différentes techniques d’auto transfusion :
- le sang du patient peut être prélevé et stocké au centre de transfusion sanguine le plus proche durant le mois qui précède l’intervention, et livré le jour J. C’est « l’ auto transfusion différée ».
-du sang peut être récupéré pendant l’intervention et recyclé à la fin de celle-ci par une machine appelée Cell Saver.
-le sang des drains peut être lui aussi recyclé et re-transfusé dans les heures qui suivent l’intervention.
Différentes méthodes peuvent être combinées en fonction des besoins et des habitudes de chaque équipe. Le plus souvent l’Anesthésiste prend en charge la stratégie transfusionnelle.

014 EST-CE UNE CHIRURGIE DOULOUREUSE ?

L’arthroplastie de hanche n’est pas la plus douloureuse.
Les techniques de prise en charge de la douleur sont très nombreuses et codifiées. L’anesthésiste, qui gère cette composante, expliquera au patient les différents modes de prévention et de traitement des douleurs post opératoires. En règle, les douleurs essentielles s’atténuent au-delà de 48 heures.

016 QUELLE EST LA DUREE DE L’HOSPITALISATION ?

Une heure, une semaine, un mois : tels pourraient être les repères d’un scénario idéal. Une heure de chirurgie, une semaine d’hospitalisation, un mois de rééducation.
Une heure de chirurgie, mais en fait trois ou quatre heures de séjour au bloc si l’on additionne les transferts, la préparation, l’anesthésie, l’opération, et le réveil. Et plus encore, s’il s’agit d’une reprise.
Une semaine d’’hospitalisation. Mais pourquoi pas 5 jours, pour la mise en place d’une prothèse totale de hanche de première intention simple aux suites idéales ?
En fait 5 à 10 jours si une anémie prononcée, l’attente d’une place en centre de rééducation, un léger retard dans le réapprentissage de la marche ou une paresse de la vessie justifient un séjour plus long.
Sachant qu’un séjour prolongé n’hypothèque en rien le résultat final, car de toutes manières, la rééducation a déjà débuté en unité chirurgicale et il n’y a pas de gaspillage de temps.
Un mois de rééducation, mais jusqu’à  2 ans pour un cas complexe (luxation congénitale, arthrodèse).

017 POURQUOI FAUT T’IL UNE REEDUCATION APRES LA MISE EN PLACE D’UNE PROTHESE TOTALE DE HANCHE ?

La rééducation post opératoire immédiate est indispensable pour réduire le risque de luxation de l’articulation synthétique et remettre le patient sur pieds en 48 heures.
Dans un second temps, l’objectif de la rééducation est de corriger un certain nombre de défauts que la maladie a laissés s’installer : ankylose, mauvaises attitudes et fonte musculaire.
L’objectif : une hanche la plus « normale » possible, c'est-à-dire indolore, mobile et stable (marche sans canne, ni boiterie).

018 FAUT T’IL ALLER EN CENTRE DE REEDUCATION ?

L’hospitalisation en internat dans un centre de rééducation fonctionnelle  peut être justifiée pour une personne isolée ou âgée, ou dans un cas complexe (par exemple : ne permettant pas la reprise immédiate de l’appui).
Dans les autres cas, le retour à domicile est préférable, car la rééducation n’occupe pas toute la journée. A partir de son domicile, le patient peut être conduit quotidiennement vers une structure spécialisée ou au cabinet d’un kinésithérapeute libéral.
Enfin exceptionnellement, la rééducation peut être réalisée à domicile, si les objectifs fonctionnels sont modestes.

019 QU’EST-CE QUE LE DOSSIER DE SORTIE ?

C’est un document important qui résume toutes étapes de l’hospitalisation : compte rendu opératoire, suites cliniques, valeurs biologiques essentielles de sortie, radiographie post opératoire immédiate, devenir du patient, date de la visite de contrôle.

020 COMBIEN DE TEMPS SANS CONDUIRE ?

Le risque de luxation est réel pendant 2 mois. Les manœuvres dangereuses surviennent en entrant ou en sortant du véhicule. Pendant le premier mois post opératoire, l’usage d’un véhicule particulier en tant que passager est donc déconseillé. Conduire nécessite de la force pour appuyer sur les pédales. De plus, la conduite automobile pour un handicapé exige un permis spécial. Ainsi, raisonnablement, la conduite d’une voiture est déconseillée pendant les 2 premiers mois post opératoires (jusqu’à l’abandon des cannes).

021 COMBIEN DE TEMPS DURE L’ARRET DE TRAVAIL?

Celà dépend du type de travail. Un travail sédentaire pourrait être repris une ou deux semaines après l’intervention. Un travail de force nécessitera 3 ou 4 mois. De toutes manières, un bon mois de convalescence, consacré à la rééducation (assimilable à du sport…), et permettant de récupérer, parait être un minimum à suggérer.

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