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FAQ

FAQ - Genou

001 QU’EST-CE Q’UNE PROTHESE ARTICULAIRE ?

La prothèse articulaire est une articulation synthétique mise en place lors d’une intervention chirurgicale (l’arthroplastie), et destinée à remplacer l’articulation naturelle lorsque celle-ci devient douloureuse ou usée.
Elle rend les mêmes services : indolence, mobilité, stabilité.
Une prothèse est « totale », lorsque toutes les surfaces articulaires sont remplacées.

002 QU’EST-CE Q’UNE PROTHESE TOTALE DE GENOU?

L’articulation du genou est formée par les articulations fémoro tibiale interne et externe, et par l’articulation fémoro rotulienne. Donc 3 articulations composent le genou.
Les prothèses partielles dites « unicompartimentales » ne remplacent qu’une seule de ces articulations. Les prothèses totales remplacent les 3 articulations.

003 DANS QUEL CAS A-T-ON BESOIN D’UNE PROTHESE DE GENOU?

Lorsque le handicap lié à l’usure articulaire est trop gênant, et que le traitement médical n’est plus efficace (anti-inflammatoires, infiltrations, rééducation), la mise en place d’une prothèse est la solution qui s’impose.
La prothèse n’est pas un simple remède contre la douleur. En libérant une articulation devenue ankylosée, la prothèse de genou permet aussi de soulager la hanche ou le dos, et ainsi réduire l’incidence du handicap sur la qualité de vie.

004 QUI PREND LA DECISION OPERATOIRE ?

Le rôle de l’équipe médicale est d’aider le patient à prendre cette décision, en connaissance de cause c’est à dire après lui avoir bien exposé les risques et les bénéfices de cette chirurgie. Il s’agit d’une chirurgie fonctionnelle non urgente, c'est-à-dire que ses jours ne sont pas en danger. Le seul risque d’une attente trop longue est de voir les articulations satellites se dégrader inutilement (colonne vertébrale, genou).

005 QUELLES MALADIES PEUVENT CONDUIRENT A L’INDICATION D’UNE PROTHESE ?

En dehors des séquelles d’une fracture ou d’une entorse grave, ce sont des maladies rhumatismales. La plus fréquente est l’arthrose. L’origine de la gonarthrose (arthrose du genou) est le plus souvent mécanique.
Les arthrites inflammatoires sont des motifs moins fréquents d'arthroplastie

006 LES MATERIAUX UTILISES ?

Une prothèse totale de genou est constituée par plusieurs couches de matières.
Les matériaux au contact de l’os doivent permettre la fixation, soit par utilisation de ciment chirurgical (colle acrylique), soit par repousse directe au contact de la prothèse. Le matériau de choix est souvent un alliage de chrome et de cobalt. Il peut être traité en surface pour accélérer cette repousse.
Le matériau articulaire standard est le polyéthylène, matière plastique particulièrement résistante à la friction (utilisé par ailleurs pour la réalisation des semelles de ski).
il n'existe pas de matériaux inusables, ni incassables. Tout matériau implanté doit pouvoir être remplacé si besoin.

007 DUREE DE VIE DES PTG ?

Les progrès nous conduisent régulièrement à adopter de nouvelles technologies. Les prothèses actuelles n’existaient  pas 15 ou 20 ans auparavant. Il est donc impossible de répondre formellement à la question : combien de temps va durer ma prothèse?  La ré intervention pour changer tout ou partie de la prothèse est un évènement indésirable, mais n’est pas une complication et doit toujours être envisagée dans la vie du patient prothèse au-delà de 20 ans d’implantation.

008 QUELS SONT LES PRINCIPAUX INCONVENIENTS ET RISQUES PRECOCES DE L’ARTHROPLASTIE ?

Toute opération comporte des risques et les maladies associées majorent ces risques. Le travail de l’équipe chirurgicale est de prévenir ces complications, dans la mesure du possible.
L’hématome est inévitable à partir du moment où l’os est sectionné (les globules rouges sont fabriqués dans les os). Le plus souvent l’hématome se résorbe spontanément. Une ecchymose (coloration bleue de la peau sans collection) ne doit pas être confondue avec un hématome.
L’infection aigue est rare. La contamination se fait par la peau ce qui justifie les précautions draconiennes entourant cette chirurgie : atmosphère stérile, préparation maniaque du site chirurgical en unité de soin et au bloc opératoire, administration préventive d’antibiotiques…
La phlébite (caillot dans une veine) est prévenue par un traitement systématique à base d’anticoagulants, par le lever précoce et par le port de bas de contention. Toutefois, sa survenue possible et sa gravité potentielle (embolie pulmonaire) doivent inciter l’équipe chirurgicale à en dépister les signes et au moindre doute faire réaliser un examen doppler.
Une fracture osseuse lors de l’impaction des implants n’est souvent dépistée que secondairement. Cet évènement fâcheux justifie les radiographies post opératoires immédiates, puis répétées.
Hématome, infection, fracture peuvent nécessiter une ré intervention en urgence.

009 L’ARTHROPLASTIE EST-ELLE UNE OPERATION A RISQUE VITAL ?

Toute intervention, et l’anesthésie qui l’accompagne, fait courir un risque. Si l’état général du patient est bon, ce risque est minime. Si l’état général est précaire (grand âge, maladies graves du cœur et du poumon, obésité), ce risque doit être parfaitement évalué et expliqué avant l’intervention, en particulier lors de la consultation de pré anesthésie. Rappelons que la mise en place d’une prothèse de genou reste une intervention de confort.

010 QUELS SONT LES PRINCIPAUX INCONVENIENTS ET RISQUES TARDIFS DE L’ARTHROPLASTIE ?

La raideur, c'est-à-dire une flexion inférieure à 90° ou une extension incomplète(« flessum »), est un inconvénient fonctionnel ennuyeux, le plus souvent lié à une carence en rééducation ou à une raideur pré-existante. Elle peut parfois nécessiter une flexion sous anesthésie générale (rarement plus de de 2 mois après l’implantation).
L’usure
et ses conséquences sont des phénomènes inéluctables au-delà de 20 à 25 ans d’implantation. Indolore, car les métaux et plastiques ne contiennent pas de nerfs, l’usure justifie la surveillance radiologique régulière des prothèses. L’usure peut se manifester par l’apparition d’une instabilité (le genou ne tient plus) et peut conduire à  une  ré intervention.
Le descellement, c'est-à-dire la rupture des moyens d’union entre os et implants, qu’ils soient cimentés ou non, conduit à la réapparition de douleurs et à une ré intervention probable. La fatigue du ciment (pour les prothèses cimentées) ou de l’os pour les prothèses sans ciment, ainsi que la nocivité des débris d’usure peuvent être à l’origine du phénomène. Le diagnostic de descellement repose sur la radiologie, la scintigraphie et le scanner. Sa survenue peut aussi être rapide et on parle alors de non fixation primitive. Elle est plus fréquemment envisageable tardivement et souvent associée à l’usure.
L’infection tardive survient le plus souvent par voie sanguine à partir d’un foyer infectieux distant (dents, urine, poumon,…), soulignant au passage l’intérêt d’une évaluation pré-opératoire de ces sites (analyses d’urine et de sang), et plus tard d’une hygiène de vie irréprochable pour le porteur de prothèse articulaire. L’infection conduit le plus souvent à un descellement et à une ré intervention.

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