interventions chirurgicales

changement de prothèse de genou: l'intervention

La voie d’abord tient compte dans la mesure du possible de la cicatrice pré-existante.

Dès que l’articulation est ouverte, un bilan est effectué, puis on procède à l’ablation de la prothèse usée et aux nouvelles coupes osseuses qui tiennent compte de deux impératifs incontournables:
1) elles doivent corriger au mieux les déformations axiales préexistantes afin de prévenir une usure précoce de la prothèse.
2) elles respectent, si c’est encore possible, les ligaments périphériques du genou, garants de sa stabilité, tout en permettant des amplitudes satisfaisantes de mouvement.

Ces coupes osseuses sont réalisées à l’aide d’une instrumentation spécifique à chaque prothèse. Cette instrumentation, ou “ancillaire”, utilise des références anatomiques fiables pour positionner avec précision les différents guides de coupe. Certaines instrumentations font appel à l’informatique pour le placement de ces guides (chirurgie assistée par ordinateur). Le bénéfice de ces nouvelles techniques n’est pas ancore rigoureusement prouvé à l’heure actuelle.

Tout au long de la procédure, le chirurgien évalue la stabilité et la mobilité du genou. Lorsque toutes les coupes sont réalisées, il procède à la mise en place d’implants d’essai qui lui donnent une idée très précise de ce qu’il peut attendre comme résultat. Une fois cette dernière étape controlée et validée, les implants définitifs sont positionnés et cimentés avec un ciment antibiotique.
Le genou est refermé plan par plan.

Pour eviter qu’un hématome se constitue, un drain est placé dans l’articulation lors de la fermeture. Il est laissé en place 48 à 72 heures